無極生太極

太極生兩儀 (即陰陽)

兩儀生四象(即少陽、太陽、少陰、太陰)

四象生八卦 (八八六十四卦)

Wuji le néant, engendre Taiji l'absolu

Taiji engendre deux formes (c'est à dire le yin et le yang)

Les deux formes engendrent quatre phénomènes, Xiao yang et Tai yang, petit et grand Yang , Et, Xiao yin et Tai yin, petit et grand yin.

Tai yang signifie aussi le soleil

Tai yin la lune.

Les quatre phènoménes engendrent les 8 trigrammes (Huit fois Huit font soixante quatre hexagrammes).

(Fuxi (伏羲))

Fuxi, né à Chengji, fondateur mythique du bagua au Néolithique.

concept dans la philosophie fondamentale en ancienne Chine, utilisé dans le Daoïsme et le Yi King.

Personnage  de la mythologie chinoise dont l’origine remonte à l’antiquité, héros civilisateur, chef du peuple Huaxia, fondateur de la médecine traditionnelle chinoise, créateur de caractères chinois.

Puis divinisé au rang du premier dieu des trois augustes et son mariage avec Nuwa deuxième auguste, la déesse créatrice.

Premiere apparition du couple divin, frère et soeur cosmiques , aux sources les plus anciennes royaumes combattants (Shanhaijing (le classique des monts et des mers, Liezi (vrai classique du vide parfait) et Chants de Chu, chapitre Questions au ciel 

et au IIe siècle av. J.-C. (Huainanzi, )

La voie (Dao) engendre le un

Le un engendre le deux

Le deux engendre le trois

Trois engendre la multiplicité des êtres.

La multiplicité des êtres porte le yin

Et embrasse le yang

Chaque être est le mélange engendré 

Par ces deux forces.

(Laozi, Dao De King, la Voie et la vertu, livre de la vertu chapitre 42).

Taiji (l'absolu) engendre deux formes (c'est à dire le yin et le yang)

Le mouvement de la vie.  Tai ji tu (太極圖, figure du faîte suprême, appelé communément symbole du yin et du yang)

Quatre siècles avant JC, Zhuang Zi philosophe, dit que tout l’univers est QI, mais, à un certain moment il y a séparation : ce qui est léger monte au ciel et ce qui est lourd descend, et devient la terre. Le Qi du ciel est Yang, le Qi de la Terre est Yin. Toute chose comprend du Yin et du Yang.

Le Qi ou encore chi, est une notion des cultures chinoise et japonaise qui désigne un principe fondamental formant et animant l'univers et la vie.

Origine de l'univers reliant les êtres et les choses entre eux circulant partout autour et à l'intérieur de tout, nous en sommes les infinités de manifestation.

Nous ne sommes pas animés par le Qi, nous sommes le Qi, expression de la force originelle. principe fondamental et unique,  donnant à l'univers et aux êtres leur forme, tout en les transformant sans cesse. Tout est mouvement, tout est en perpetuelle mutation, impermanent.

Le Qi, que l'on pourrait approcher du souffle (pneuma) des grecs, du spiritus latin (dérivé de spirare, souffler).

Rien ne nait rien ne meurt

Rien ne se perd rien ne se créé

Tout se transforme

Anaxagore, philosophe grec (500 - 428 Avant notre ère)

Approcher également du prana indien et du lung tibétain

 Il est présent dans toutes les manifestations de la nature.

Le Qi évolue sur trois plans 

celui de la structure de l'univers.

Au premier instant du cosmos, wuji le néant durant lequel le Qi originel, encore uni et indifférencié,yuanqi, se polarisa, créant la dualité yin et yang essence de Taiji l'absolu, la  "poutre faîtière suprême" du cosmos.

celui de la spiritualité.

Participant à l'évolution spirituelle d'un être. en raffinant le souffle par des opérations « d'alchimie corporelle », le pratiquant évolue vers un état mental fusionnant avec le fonctionnement fondamental de l'univers, le retour au wuji.

celui des êtres vivants.

Il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le « centre des énergies » appelé « champ du cinabre », Tanden au Japon et dantian en Chine. 

  Fu Xi et Nu Wa sont frère et soeur, ils sont représentés avec des corps de serpents (laudatif) qui s'entrelacent (ce qui exprime l'union entre le Yin et le Yang).

阴阳之义合日月

on peut utiliser le soleil pour représenter le Yang du jour, on peut utiliser la lune pour représenter le Yin de la nuit.

(Yi Zhuan)

Ces deux catégories complémentaires, sont utilisées dans l'analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. 

« puissances d'animation qui président au dynamisme de la nature et à la transformation des êtres et des choses »

(Kalinowski, 2010).

Le printemps et l’été le Yang  monte, c’est le Yang grandissant de petit à grand Yang atteignant son paroxysme au coeur de l'été, tous les êtres naissent, croissent, se multiplient; 

Puis grandit Yin petit à petit, l’automne et l’hiver le Yang décroit, Jusqu'au régne maximal de grand Yin l'hiver, 

tous les êtres flétrissent et se mettent en réserve, Jusqu'à la montée suivante de petit yang etc...

La vie, la mort, le vivant,  le mouvement des planetes, des etoiles, des galaxies tout est regit par ce grand concept exprimé par le celebre Tai ji tu (太極圖, figure du faîte suprême, appelé communément symbole du yin et du yang).  il représente le mouvement d'alternance des qi yin (noir) et yang (blanc) inconcevables l’un sans l’autre et recélant chacun un germe de l’autre. 

« De l'aube au milieu du jour, c'est le yang du Ciel: yang au sein du yang Du milieu du jour au crépuscule, c'est le yin du Ciel: yin au sein du yang. De la tombée de la nuit au chant du coq, c'est le yin du Ciel: yin au sein du yin. Du chant du coq à l'aube, c'est le yang du Ciel: yang au sein du yin. Et pour l'homme, il en va de même... » 

(Suwen, chapitre 4)

aires Yin-yang suivant le manuscrit de Mawangdui

YIN 阴 Terre, Automne, Hiver, Nuit, une petite principauté, un pays faible, un homme désoeuvré, ce qui se retracte, un ministre, l'inférieur, la femme, le fils, le cadet, les plus jeunes, les roturiers, la misère, le deuil, être régenté, l'occupé, l'éléve, le silence, recevoir.

YANG 阳 Ciel, Printemps, Eté, Jour, Une grande principauté, Un pays puissant, un homme occupé, ca qui s'étend, le souverain, le supérieur, l'homme, le père, l'ainé, les plus agés, les nobles, la réussite, mariage et naissance, régenter, l'occupant, le maitre, la parole, donner.

L'être et le vide s'engendrent

L'un l'autre.

Facile et difficile se complètent

Long et court se définissent

Haut et bas se rencontrent

L'un l'autre.

Voix et sons s'accordent

Avant et aprés se mêlent.

(Laozi, Dao De King, la Voie et la vertu, livre de la voie chapitre 2).

Je me suis rendu compte qu’il fut un temps où sa vie n’était pas encore, où même aucune forme n’était apparue, où même aucun souffle ne s’était manifesté ; que quelque chose qui avait d’abord existé caché dans l’indistinction première s’était transformé en un souffle, que ce souffle s’était manifesté et avait pris forme, que cette forme s’était transformée et avait donné naissance à la vie et que maintenant, par une nouvelle transformation, elle avait passé dans la mort, exactement comme se suivent les saisons.

(Zhuang zi a Hui zi ce dernier s’indignant de l’attitude de son ami à la mort de sa femme).

Les deux formes engendrent quatre phénomènes, Xiao yang et Tai yang, petit et grand Yang , Et, Xiao yin et Tai yin, petit et grand yin.

Tai yang signifie aussi le soleil

Tai yin la lune.

Ces deux termes, le yin est le yang, né du Yi jing, 易經, livre des transformations, considéré comme le plus ancien texte chinois, apparaissent pour la première fois dans la pensée chinoise dans un commentaire canonique de ce livre associés au soleil et à la lune, au pair et à l'impair.

Il faut surtout aborder le Yin et le Yang sous un aspect dynamique.

Toute situation est non seulement composée d'un mélange de Yin et de Yang, mais ce mélange, impermanent, se modifie sans répit. Complémentarité energétique, un battement se mouvant en phases d'expansion- contraction.

Le Yang, représenté par un trait continu, est fermeté. C'est le "pareil à soi même". Concentration d'energie initialisant, enclenchant, mettant en mouvement.

Le Yin, représenté par un trait redoublé, est souplesse, ouverture à la différence, également une force. Diffusion dans le temps, une patience menant à terme.

Les quatre phènoménes engendrent les 8 trigrammes (Huit fois Huit font soixante quatre hexagrammes).

De ces mouvements incessants du Yin et du Yang naissent les 8 trigrammes ou ba gua (八卦) 

Concept fondamental de la philosophie de la Chine antique utilisé dans le Yi Jing et dans le taoïsme, mais aussi le Feng Shui, les arts martiaux et la navigation.

Il existe deux ordres de présentation des huit trigrammes, celui de Fuxi (伏羲), appelé « Succession du ciel antérieur », et celui du Roi Wen (文王), appelé « Succession du ciel postérieur ».

Succession du ciel antérieur (représentation au dessus, le nord est en bas)

  • Nord = terre
  • Nord-est = foudre
  • Est = feu
  • Sud-est = lac
  • Sud = ciel
  • Sud-ouest = vent
  • Ouest = eau
  • Nord-ouest = montagne

 Succession du ciel postérieur  (le nord est toujours en bas)

  • Nord = eau
  • Nord-est = montagne
  • Est = foudre
  • Sud-est = vent
  • Sud = feu
  • Sud-ouest = terre
  • Ouest = lac
  • Nord-ouest = ciel

La clé de de Min Tou Men Fou (du nom d'un érudit chinois réfugié au Tibet après la révolution culturelle nous permet de passer de l'un à l'autre.

Le roi se rend au nord-ouest

La reine se rend au sud-ouest

Le nouveau sud va au nord-est

Le nouveau nord va au sud-est

Les axes de la croix finale échangent leurs positions

Antérieur et postérieur se distinguent par deux êtats géométriques différents, le premier devant impérativement précéder le dernier.

Ce qui nous donne, en partant de l'ordre de Fuxi (appelé également l'ordre de l'empereur Fo-Hi)  :

Le ciel se rend au nord-ouest

La terre se rend au sud-ouest

La montagne va au nord-est

Le vent va au sud-est

Le lac et la foudre échangent contre le feu et l'eau

Les quatre phènoménes engendrent les 8 trigrammes 

Base du Yi Jing, le livre des mutations, Les trigrammes constituent les clefs essentielles pour ouvrir la porte des secrets et pénétrer dans l'univers Yin/Yang, chaque hexagramme étant composé de deux trigrammes principaux.

Les trigrammes sont avant tout des notions abstraites, des mouvements energétiques auxquels furent associés des images naturelles, qu'il en faut surtout pas prendre comme argent comptant.

Ce sont des formes abstraites.

De même que le Yin et le Yang sont étroitement tributaires l'un de l'autre, aucun trigramme ne peut exister indépendamment.

Il n'est agissant que par la relation qu'il entretient avec un autre trigramme au sein de l'hexagramme.

Au nombre de huit, chacun d'entre eux sont associés à un idéogramme, une image naturelle, se référant à un élément naturel et un emblème.

☰ ou 乾  qián, ken en japonais

乾, écriture en deux parties. 

Au centre de la partie gauche: un soleil entre un souffle qui bute à sortir et une plante

Partie droite: une force croissante sous un rameau.

Sens de mise en mouvement du latent, initialisation.

Créativité, force, initiative

qián: image naturelle du CIEL.

Il s'agit d'une dynamique enclenchant, initialisation créativité et vigueur.

A l'excès: trop de Yang d'où l'absence de Yin induisant fatigue, rigidité et manque d'écoute.

Le ciel, le créateur, le père, le cheval (bon, vieux, maigre, sauvage), la tête, le rond, le prince, le jade, le métal, le froid le glace, le rouge sombre, un fruit.

☷ ou 坤 ,kūn, Kon en japonais

坤, à gauche une plante germe de la terre,.A droite, deux mains de chaque côté d'un axe.

Idée d'extension alternante du pouvoir fructificateur de la terre.

Disponibilité, adaptabilité, accueil, don de soi

kūn: image naturelle de la TERRE, en tant que matrice nourricière et protectrice.

Il s'agit d'une dynamique permettant écoute, accueil, patience, patience, protection et matérialisation, capacité de mener à terme.

A l'excès: trop de Yin d'où l'absence de Yang qui induit impossibilité de choix et de pouvoir de réaction.

la terre, le réceptif, la mère, la vache, le ventre, une étoffe, un chaudron, l'économie, l'égalité, le veau avec la vache, un grand char, la multitude, le tronc, le sol noir.

☳ ou 震 zhèn, shin en japonais

震: au dessus la voute céleste d'où tombent la pluie, combinée au marqueur du temps.

Au dessous, un homme courbé.

En bas, le signe du pied, sens d'impulsion.

Impulsion, mise en route, secousse

zhèn: image naturelle du TONNERRE, de la foudre, en tant que secousse. Dynamique soudaine, qui impulse, ébranle et réveille.

A l'excès: trop d'impulsion engendre l'excitation improductive.

l'éveilleur, le dragon, le fils ainé, le pied, le jaune foncé, une grande rue, un roseau ou un jonc.

☴ ou 巽, xùn, son en japonais

巽: au dessus, deux sceaux officiels de fonctionnaires. 

Ensuite deux mains prêtes à les recevoir.

En dessous, un autel. Idée générale de choix et de soumission

Pénétration, soumission, intériorisation

xùn: image naturelle du VENT, en tant que pénétration continue.

Il s'agit d'une dynamique permettant flexibilité et adaptation. Pouvoir accepter de se plier. La puissance du souple.

A l'excès: rester dans l'addaptation, avec impossibilté de rebondir.

Le bois, le doux, le coq, la fille aînée, les cuisses, le corbeau, le travail, le blanc, le long, le haut, l'indécis

☲ ou 離,  lí, ri  en japonais.

離: en haut à gauche, un couvercle posé sur un tamis, un filet.

A droite, un oiseau dont on voit les ailes.

Idée de plaquer au sol, d'adhérence, cohérence.

Clarté, lucidité, vivacité, éclat

lí: image naturelle du FEU, en tant que lumière. Il s'agit d'une dynamique permettant lucidité et discernement.

A l'excès: l'aveuglement par éblouissement ou manque de clarté.

Ce qui s'attache, le faisan, la fille cadette, l'œil, le brillant, la cuirasse et le casque, la lance et les armes, la sècheresse, la tortue, le crabe, l'escargot, l'arbre desséché dans sa partie haute

☵ ou 坎 kǎn, kan en japonais

坎: à gauche, une plante s'éléve progressivement hors du sol. Sens de réitération continuelle.

Sur la droite, une gorge avec sa glotte surmontée de trois traits d'aspiration.

Signe du déficit, du manque.

Profondeur, endurance, peur

kǎn: Image naturelle de la RAVINE, ou de l'EAU, en tant que terre manquant sous les pieds. Il ne s'agit pas de l'image naturelle de l'eau, mais du trouble et du danger qu'elle représente.

Il s'agit d'une dyanmique de peur, d'angoisse. C'est le seul trigramme possédant une dimension inquiétante, ce qui, en fait, se révèle très favorable par l'action qu'il provoque: se surpasser grâce aux difficultés.

A l'excès: l'angoisse viscérale coupe les jambes, la peur paralyse.

L'insondable, le porc, le fils cadet, l'oreille, les fosses, les pièges, l'arc et la flèche, le sang, le rouge, la lune, le bois ferme avec beaucoup de marques.

☶ ou 艮, gèn, gon en japonais

艮: un oeil immense surmonte un être humain. Le mouvement de ce dernier est inversé. Sens d'arrêt par rapport à quelque chose qui entraîne, une stabilisation.

Rigueur, cohésion, calme, solidité

gèn: image naturelle de la MONTAGNE, en tant que stabilité. Il s'agit d'une dynamique permettant l'ancrage, apaisement, cohésion intérieure et également la possibilité de marquer une pause pour passer à autre chose.

A l'excès: la stabilité inébranlable peut se transformer en rigidité.

L'immobilisation, le chien, la main, le 3e/le plus jeune fils, le chemin détourné, les pierres, les portes, les fruits, les semences, le bois ferme et noueux.

☱ ou 兌 ,duì, da en japonais

兌: un cou tendu sous une bouche: sens d'échanger.

Au dessus, deux traits signe de la fluidité.

Aptitude à l'expression et à la communication, joie, légèreté

duì: image naturelle de la BRUME, ou du MARAIS. Brume en tant que mouvement entre ce qui vient d'en haut et ce qui vient d'en bas.

Il s'agit d'une dynamique permettant l'échange et la possibilité de pouvoir s'exprimer.

A l'excès: trop de communication peut engendrer le bavardage et la superficialité.

Le joyeux, le mouton, la 3e/la plus jeune fille, la bouche (et la langue), la magicienne, écraser briser en morceaux, la voisine, le sol dur et dallé…